La grosse pomme

Publié le par Seb

Deux mois après y être allé et alors que je projette d’y retourner dans une dizaine de jours, il est temps d’aborder le sujet New York.

 

J’avais effleuré New-York il y a 8 ans lors d’un séjour à Philadelphie qui m’avait conduit pour une journée sur Liberty Island qui abrite La Liberté éclairant le monde (le vrai nom de la Statue de la Liberté).

Comme j’avais pour cette ville une attirance particulière, je lui ai donc accordé mes premières vacances.

 

Après un long trajet jusqu’à Baltimore en voiture, je passais la nuit dans cette ville pour partir au matin en bus avec Baptiste (un bon ami de mon époque clermontoise) et son frère Edouard en direction de la grosse pomme. Pas de chance, il fait gris, mais l’arrivée sur New-York et ses gratte-ciel a quand même quelque chose de magique: tous ces gratte-ciels m'impressionnent. Le bus nous dépose à côté du sportivement célèbre Madison Square Garden et nous voilà partis pour de longues marches dans les rues de la ville. Times Square, Central Park, l’Empire State Building, Brooklyn Bridge on fait dans le classique, seule manque la Statue de la Liberté. On erre dans les différents quartiers, chacun ayant un cachet différent. Les quartiers où les gratte-ciels sont légions me donnent le sentiment de n’avoir vu jusqu’à maintenant que des villes en 2D, là j’ai tout le temps la tête en l’air. Chinatown, Little Italy, Greenwich Village, Chelsea, etc. sont plus reposants, moins de gens pressés, de la verdure, moins de hauteur.

 

Parmi les grands classiques, je recommande l’Empire State Building de nuit, c’est magique. Mais on devine une cicatrice dans le Financial District, un trou noir au milieu de les lumières des buildings : Ground Zero. On a pu passer à côté au cours de la journée et là encore cela fait bizarre…

 

Voilà 2 jours à marcher, on termine par un peu de shopping chez des Sénégalais vendeurs de Levi’s pas chers, et les deux frères m’abandonnent. Je quitte notre luxueux hôtel pour rejoindre une auberge de jeunesse et je me mets à flâner désormais, allant à un rythme plus cool pour bien profiter de la ville, un peu de shopping pas cher pour me mettre à la mode américaine au boulot (pas de chemise, mais des polos). Et pour bien profiter de NY, il faut sortir le soir, je profite de la présence de Ben, un centralien installé à NY, pour découvrir le monde de la night new-yorkais : génial… La « date » de Ben (pas de petite copine à NY, on a un(e) « date » qu’on voit de temps en temps, pas génial d’après Ben) est une habituée, on rentre gratuitement par l’entrée VIP et on nous propose du champagne. Le second soir, gratuit encore, car c’est classe d’avoir des Européens qui viennent dans un club…

 

Chinatown s'étend au dépend de Little Italy

 

J’ai aussi visité le Metropolitan Museum of Art (MET pour les intimes) et son aile consacréee à l’Egypte antique (je préfère celle du Louvre), je suis allé faire un tour dans le département consacré à la peinture européenne du XIXeme siècle. Il y a là des tableaux de Van Gogh, Cezanne et Monet que je rachèterai quand je serai riche pour mon plaisir d’abord et ensuite pour le muséee d’Orsay (car c’est français monsieur ! pas Van Gogh, certes, mais bon).

 

J'ai fait également un petit tour dans Harlem, à 2 heures du matin… La faute au métro new-yorkais pas simple à comprendre, mais qui a le mérite d'exister et de fonctionner 24/7. J’ai eu l’impression d’être dans un film à cause de lumière blafarde des lampadaires. Bon je ne m’y suis pas attardé et un black d’une quarantaine d’années m’a indiqué le bon chemin. La seule rencontre bizarre que j’ai faite a finalement été celle avec un raton-laveur qui faisait les poubelles.

 

Je me suis finalement décidé à quitter quelques temps Manhattan pour prendre un ferry jusqu’à Staten Island, mais je ne m’y suis pas attardé, ce qui m’intéressait c’était la vue sur Manhattan.

 

Je finis ma petite semaine new-yorkaise avec des français, le fan-club de l'OM à New York, avec qui je vois la dernière journée du championnat. L’OM gagne avec brio, mais Bordeaux aussi. De quoi être bien triste, mais heureusement je ne suis pas seul, et on retrouve le sourire, on évoque nos souvenirs olympiens, on chante devant le bar, on rêve pour la saison suivante. Et c’est donc finalement pas trop malheureux que je quitte NY pour retourner à Baltimore puis dans le Tennessee (oui un supporter c’est bien bête, ca oublie la semaine de folie qu’il a passé juste à cause d’un match de foot).

 

Pour finir, « New-York ce n’est pas l’Amérique » m’a-t-on répété. Ca va vite, il y a de la vie à toute heure du jour et de la nuit, des transports en commun plutôt bons, moins de très gros Américains, plus de jolies filles (qui ont la classe, contrairement à la plupart des filles que je peux voir dans le Tennessee) et globalement des gens qui font bien attention à leur apparence, bien loin de mes amis du rugby avec lesquels on va dans un bar après l’entrainement, sans avoir pris de douche et sans s’etre changé… On est bien donc loin de la vraie Amérique que je fréquente au quotidien. J’ai adoré New-York (je reste un citadin, j’ai donc besoin de ma dose de grande ville de temps en temps), et j’y retournerai donc bientôt retrouver Xavier et Maria, deux amis connus à Clermont.

 

dans Central Park

 

Publié dans Reste des US

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F
Coucou Frèro !<br /> Bravo pour ton blog et chapeau d'avoir trouvé à NY le fan-club de l'OM!!!!! On pense bien à toi et qui sait, on est capable de venir te voir un des ces jours...<br /> Une petite remarque: ce serait bien si on voyait des photos avec toi dessus histoire de bien réaliser que oui c'est toi là bas en train de danser sur de la musique country ;-)))<br /> Marie et Flo
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S
<br /> vous inquiétez pas je suis pas devenu obèse! je fais d'ailleurs une année sans McDonald's<br /> <br /> Je vous attends!!! Viendez donc!<br /> <br /> <br />