VVRRRROOOOOUUUUUUUMMMMMMM

Publié le par Seb

Il y a une dizaine de jours, j'ai eu la chance d'assister à une course de Nascar à Bristol dans le Tennessee. Ce circuit est parmi le plus réputé, j'ai même entendu dire que c'était le plus réputé, mais il faut se méfier des on-dit. Un panneau lumineux géant surplombe la piste et annonce le "demi mile le plus rapide du monde", mais il faut se méfier des publicités.  Et puis comment faire la différence entre un circuit de Nascar et un autre, il s'agit à chaque fois d'un ovale de quelques centaines de mètres sur lequel s'affrontent une trentaine de concurrents devant une foule passionnée. Donc pour un Européen peu habitué aux courses de Nascar, cela reste un circuit de Nascar tout simple. Et je ne pourrai pas faire de comparaison car maintenant que je l'ai fait une fois, je ne le referai plus.

Non pas que j'ai trouvé la course de 150 tours et celle de 200 tours ennuyantes, bien au contraire, mais bon c'est à faire une fois, pas plus. J'ai donc assisté à 2 petites courses, la soirée avec la principale course de 500 tours étant hors de prix, et de toute façon il n'y avait plus de place disponible.

La soirée qui m'a vu aller vers Bristol un mercredi soir après le boulot était la première soirée d'une semaine de 5 jours de courses dans une enceinte pouvant accueillir 170 000 personnes, mais dont seulement la moitié était ouverte le jour de ma venue. Ce qui m'a impressionné avant d'arriver dans le stade est cette colline qui faisait face et qui était couverte de camping cars américains bien gros comme il faut. Une véritable ville éphémère.

La population des spectateurs ne représente pas la frange la plus élégante des Etats-Unis, le marcel est de rigueur si possible un peu sale ou avec un peu de sueur, mais il est du plus bel effet d'être torses nus, comme cette joyeuse bande d'enivrés qui étaient assis non loin de nous (j'étais accompagné d'Alain, le patriarche de la famille française de Morristown). Beaucoup ont des écouteurs pour pouvoir suivre les échanges entre les pilotes et leurs écuries. Quasiment tous sont des passionnés, et il y a un public féminin important, ce qui m'a un peu surpris. Ils sont apparemment nombreux à rester là pendant toute la semaine de courses. Bref, je me sens un peu différent.

 

   

 

Mes voisins / Pendant la prière

 

Chaque course est naturellement précédée de l'hymne américain et d'une prière pour qu'il n'y ait pas d'accidents graves. Les pilotes défilent sur l'écran géant, cela permet de repérer les chouchous et les pilotes haïs. Je me prends d'affection pour le pilote de la voiture n°51 qui se fait huer par tout le stade.

La course se déroule dans un vacarme assourdissant (bouchons d'oreille indispensables) est rythmé par les accidents qui sont évidemment fréquents sur la piste encombrée, le public semble attendre cela. Chaque accident est suivi de la sortie de la Safety Car le temps que la piste soit nettoyée. 

 

Nos sympathiques voisins saluent  debout d'un doigt levé (et ce n'est pas le pouce) chacun des passages de la voiture n°51. L'un d'eux s'est levé 200 fois...

A la recherche d'une belle photo nette d'une voiture avec un fond flou, je n'ai pas vu le temps passé. Par contre Alain s'est plutôt ennuyé, il espérait davantage d'accidents.

 

Je n'ai pas réussi à faire mieux

 

Nous partons un peu avant la fin de la course pour éviter les embouteillages, je ne sais donc pas si le n°51 a remporté la course, mais nous l'avions quitté leader.

 

Malheureusement ils n'ont pas filmé Christina qui était sans doute très émue,

car un circuit de Nascar après tout, il n'y rien de plus romantique

Publié dans Les Américains

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article